vendredi 17 octobre 2008

JE NE RESISTE PAS !






POURQUOI JE BLOGUE


Certain vont lire mon blog et dire ! Mais pourquoi celle-là raconte toutes ces histoires et qu'elle est toujours au Maroc ?

Internet au Maroc est un peu plus libre que dans les autres pays arabes. Phénomène de société il est avant tout fait pour s'informer, partager avec une communauté autour de sa propre expérience ou d'intérêts communs. Chaque profil des blogueurs varie et leurs intérêts ne sont pas toujours les mêmes. Le blog est avant pour s'exprimer et faire part de ses états d'âme, dans ce monde virtuel à l'anonymat préservé et nous autorise toutes les audaces.

En fait, je suis seulement une femme normale qui a juste quelque chose à dire !

Alors, je vais continuer à écrire et même vous raconter mon histoire d'amour avec le Maroc.

Parce qu'il y en a une histoire et pas seulement pour parler de ce qui va pas !

Avant de vous raconter mon amour pour Marrakech, je vais continuer à écrire des articles sur la vie quotidienne et ces aléas de tous les jours.

mercredi 16 juillet 2008

Que s'est-il passé (2)


Un siècle sépare ces deux photos, voilà ce qui s'est passé.

Le pays évolue avance vers le progrès, un autre mode de vie. L'attrait que représente aujourd'hui Marrakech auprès d'un nombre chaque jour plus important de voyageurs et étrangers qui s'installent sont la soif d'authenticité, vivre dans cette ville c'est découvrir un style de vie différente du mode de vie européen, retrouver un accueil convivial et chaleureux qui a disparu de la vie occidentale, connaître les us et coutumes d'un pays s'est s'imprégner, s'immerger dans la vie locale, c'est aussi découvrir la vie d'un riad traditionnel. Ces demeures ancestrales qui ont été ressuscité depuis l'installation de tous les étrangers qui ont compris que la vie à l'occidentale à quand même ses inconvénients. Alors, comme le dirait notre journaliste OUI, mais l'argent les motivent !" Bien sûr on va quand même pas faire du bénévolat pour le tourisme ! Et puis il n'y a pas que les étrangers qui gagnent de l'argent dans cette affaire, tous les Marrakechis en profitent à tous les niveaux.
Il faut dire aussi, qu'il y a des personnes qui ont su tirer les profits de l'intérêt de Marrakech, mais là personne n'en parle ! Étonnant quand même, s'est toujours d'un seul côté de la barrière que cela marche !
Les emplois créés grâce au tourisme sont quand même là, Marrakech est la ville dont on relève le taux de chômage le moins élevé du Maroc. Évidemment, il y a aussi les inconvénients et là, ça fait mal, cela fait du mal à tout le monde même à ceux qui sont venus s'installer pour vivre à l'orientale.
Alors, bien sûr, les anciens se plaignent tout va trop vite, le progrès, les voitures, les scooters, les gens.
D'importants efforts ont été fait par la municipalité et la collectivité pour la propreté, la sécurité, la modernité, l'amélioration du logement, l'embellissement de la ville, des travaux de grande envergure sont menés, amélioration de la gare routière, nouvel aéroport, installations de nombreux supermarchés, bientôt l'autoroute qui reliera Casablanca à Marrakech.
La ville se démène pour que Marrakech devienne un lieu incontournable pour les grandes manifestations.

DANS LA VIE ON PEUT PAS TOUT AVOIR
LE BEURRE ET L'ARGENT DU BEURRE

Rien n'arrêtera le progrès, pas même les bavardages inutiles que l'on entend de ci de là :
C'est la faute aux étrangers, peut être, mais s'ils n'étaient pas venus, il y en auraient aujourd'hui qui n'en n'aurait pas autant. Bien sûr c'est jamais au plus petit que cela revient et ça c'est dans tous les pays pareils !

mardi 15 juillet 2008

Que s'est-il passé ?


Marrakech plait de plus en plus aux étrangers et c’est justement ce coté pittoresque qui fait son charme.

Maintenant les quartiers populaires deviennent de plus en plus chers, puisque de plus en plus peuplés par des « jet-setteurs » fortunés qui viennent se frotter (sans se piquer ?) aux autochtones en les transformant de plus en plus en de beaux quartiers. Personne, en vrai, n’aime la laideur. Cette bourgeoisie qui sent bon le parfum, qui aime vivre, s’enthousiasme donc par le vieux quartier populaire : son bain-maure, son écurie, son four traditionnel, ses petits gens qui marchandent avant d’acheter ; admettant ainsi qu’il existe d’autres charmes que celui de l’argent et attirés par la chaleur d’un urbanisme à échelle humaine.

Mais pourvu que les branchés ne transforment pas les vieux derbs (maisons) de la médina en de nouveaux quartiers branchés en accélérant le départ en banlieue et autour de Oued Tensift des artisans qui ne peuvent plus garer leurs charrettes - avec leurs bourriques - sur des pavés nickel-chrom et aseptisés au Javel de Dordogne...

Avec la « branchitude » des quartiers populaires, les prix montent, l’immobilier fait son beurre et son gorgonzola, les terrasses des maisons de la médina deviennent des loft...

Virés de la médina, les autochtones vont maintenant s’installer à la sortie de la ville.

Ces autochtones auxquels les étrangers qui s’installent à Marrakech trouvent tellement de charme qu’on se demande ce qu’ils attendent pour aller les rejoindre.

A dos d’âne ou en petit taxi ?

ET VOILA CE QUE DIT - Mohamed Amzil dans le journal l'Opinion



lundi 14 juillet 2008

UNE PLONGEE ETHONOGRAPHIQUE dans la façon d'être tant au plan culturel que humain


Marrakech, est une ville accueillante. Les Marrakchis sont des gens les plus accueillant du Maroc, ils ont toujours le sourire, ils sont connus pour leurs blagues dans tout le pays. Aucune agressivité n'est ressentie et la sécurité est au maximum, vous n'aurez aucun problème pour sortir même la nuit.
Le sourire et la gentillesse est de mise partout.

"ON N'APPREND PAS A CONNAITRE LE MAROC, ON NE PEUT QU'Y ETRE GRADUELLEMENT INITIE"

Oui ça c'était avant, aujourd'hui les Marrakechis vous disent avant la mentalité était meilleure, les gens étaient gentils, ils avaient toujours leur porte ouverte, vous aviez toujours une assiette vide pour le visiteur, mais maintenant avec la modernité, les étrangers qui se sont installés, les paysans qui sont montés de la campagne pour travailler, les mentalités ont changé, il n'y a plus de vrai Marrakechis plus personne ne blague, la vie est devenue dure, les loyers sont hors de prix. Et bien, je vais vous raconter comment tout cela est arrivé !

jeudi 10 juillet 2008

MODE DE VIE A MARRAKECH, un mode de vie bien à part


Selon les pays, les modes de vie sont différents, et ça on le sait, les français agissent différemment des marocains qui eux-mêmes, agissent différemment des autres peuples. Pour les habitants du Maroc, c'est encore autre chose. Le mode de vie à Marrakech est particulier. Tout le monde sait à peu près de quelle façon on vit à Marrakech. Mais approximativement seulement. Alors que peut on dire sur ce mode de vie ?
Les Marocains ont une longue histoire, ils ont un passé, ils sont pétris de coutumes, d'habitudes et de préjugés ancestraux qui modèle leurs comportements mais aujourd'hui Marrakech aux visages multiples va tellement vite que les Marrakchis ne savent plus si cela représente "une bénédiction ou une malédiction"
Marrakech a été conçue dès le départ comme une cité ouverte, accueillante et tolérante. Les Almoravides en ont décidé ainsi. Ils ont inventé un espace transculturel ou Berbères, Andalous, arabes ont pu élaborer un modèle de coexistence qui force l'admiration de tous ceux qui ont choisi de visiter la ville ou y résider. D'ailleurs depuis plus d'un siècle et demi, la structuration socio-urbaine de Marrakech a été établie sur la base d'un profond respect entre les trois religions monothéistes : les Musulmans dans leur Médina, les Juifs au sein de leur Mellah et les Européens dans le quartier moderne qui portera et porte toujours de nom de Guéliz.
Aujourd'hui, la ruée des Européens vers Marrakech a-t-elle une explication rationnelle ? La majorité des européens évoquent le charme, la gentillesse de l'habitant, et une attraction économique. La ville ocre s'est transformée en véritable moteur économique pour l'ensemble de la région.
L'avenir de la ville dépendra de la façon dont les Marrakechis articuleront tradition et modernité et ça, ce n'est pas encore gagné. Les dérives existent et les prix ne font que grimper. Certaines mœurs qui, si elles s'amplifient davantage, peuvent altérer la confiance des investisseurs ainsi que celles des personnes qui sont venues pour couler des jours tranquilles. Marrakech est dans une phase d'expansion et d'émergence il ne faut pas que le dynamisme économique devienne un problème ou il faut gagner tout de suite et vite, le développement n'est viable que dans la continuité et il reste encore beaucoup de chose à faire surtout en matière d'éducation de la population pour faire comprendre que le progrès ne se fait que dans la continuité. Pour les Marrakechis l'espace-temps bascule entièrement et trop vite, aujourd'hui Marrakech, est un monde qui échappe à toutes les normes implantées depuis des millénaires au sein de la population.

J'écris pour me taire (Philippe Léotard)


Marrakech la Belle,
Marrakech que l'on aime, la mystique.
Dès que l'on met un pied dans cette ville, on se sent emporté par un sentiment bizarre, une ambiance particulière qui nous porte, la ville vous entoure d'un halo de "je ne sais pas" plus nous avançons plus on a envie de découvrir ce qui fait la différence avec une autre ville, un aura que l'on ne rencontre nul par ailleurs.
J'ai eu envie de découvrir cette ville de la mettre à nue. Je cherche à comprendre, je cherche à connaître le secret de ce qui l'entoure.
Nous nous sommes pas installés à Marrakech pour rénover un riad ce que nous cherchons à rénover ce sont nos idées. Je connaissais Marrakech en tant que touriste, les premières années de notre installation, je regardais la ville avec toujours les yeux de vacanciers, ensuite il a fallu que je m'immerge en tant qu'étranger dans la ville.